Diese Webseite informiert über die täglichen Streiks in ganz Frankreich © www.cestlagreve.fr

SRF-Tagesschau: Streiks in Frankreich kein Thema

Urs P. Gasche / 09. Jun 2016 - Schon seit zwei Wochen ignoriert die Tagesschau-Hauptausgabe die vielen Streiks und Demonstrationen gegen ein neues Arbeitsgesetz.

In Frankreich tobt kurz vor der Fussball-EM immer noch einer der grössten Arbeitskämpfe der letzten Jahre. Fast verzweifelt hat Präsident François Hollande an die Gewerkschaften appelliert, während der EM auf Streiks zu verzichten.

Von Streiks betroffen waren und sind insbesondere internationale und nationale Flüge, etliche Zugverbindungen, Métro und RATP in Paris und andern Städten, Raffinerien, Spitäler, Schulen, staatliche Dienste, die Kehrichtabfuhr. Die bisherigen, laufenden und geplanten Streiks sind auf dieser Webseite ersichtlich.

Agenda im Internet über die täglich durchgeführten und angekündigten Streiks. Gelb hervorgehoben der aktuelle Tag (9. Juni). Diese Agenda hier konsultieren.

Die Fluggesellschaft «Air France» ruft alle Passagiere auf, sich am Vortag eines geplanten Flugs zu erkundigen, ob er annulliert werden muss.

Die «Air France» gibt mögliche Streiks über das erste EM-Wochenende bekannt. Noch hofft die Fluggesellschaft auf eine Einigung in letzter Minute.

Die Reform des Arbeitsgesetzes hat die französische Regierung unter Umgehung des Parlaments beschlossen. In Nebenpunkten gab die Regierung den Gewerkschaften inzwischen nach. Siehe den aktuellen Stand der Gesetzesrevision unten.

Für Lohnabhängige steht viel auf dem Spiel: Kündigungsmöglichkeiten, Entschädigungen nach missbräuchlicher Kündigung, Bezahlung von Überstunden oder Ausnahmen von Branchenvereinbarungen.

Stellungnahme der SRF-Tagesschau

Die Hauptausgabe der SRF-Tagesschau hatte am 26. Mai, einem national ausgerufenen Streiktag, ausführlich über die Massendemonstrationen in verschiedenen Städten Frankreichs berichtet. Was im neuen Arbeitgesetz besonders umstritten ist, erfuhren die Zuschauenden allerdings nicht.

Seither habe die Tagesschau nicht mehr über den Arbeitskonflikt in Frankreich informiert, «weil es seither keine entscheidend neuen Entwicklungen zu diesem Thema mehr gab», erklärte Tagesschau-Leiter Urs Leuthard auf Anfrage. Weitere Berichte «wären ‹more of the same› gewesen». Ausserdem seien in den letzten zehn Tagen die Überschwemmungen in Frankreich wichtiger gewesen.

«Morgen Freitag geht die EM los, da werden die Streiks in Duplexen natürlich ein Thema sein», sagte Leuthard. Er zählt weitere Vorhaben auf: «Für den Sonntag planen wir eine Geschichte (Handy- und Mailverbot ausserhalb der Arbeitszeit), da am Montag der Senat als Zweitrat die Arbeitsmarktreform berät. Am Dienstag ist ein neuer, nationaler Aktionstag vorgesehen, da werden wir in der einen oder anderen Form darüber berichten

Folgende Informationen hielt die Tagesschau in den letzten Tagen für wichtiger als der landesweite Arbeitskonflikt in Frankreich:

  • Mehrere Schweizer Manager dürfen den informationshungrigen Zuschauenden sagen, wie schwierig es für Kollegen ist, wenn diese ihren Job verlieren, oder für sie selbst war, als sie den Job verloren (Beitrag vom «Swiss Economic Forum» in Interlaken. SRF ist offizieller «Medienpartner».
  • Ein PR-Auftritt des Zollfreilagers in Genf.
  • Wachstumsprognosen aus Sicht der Economiesuisse und von zwei Vertretern der CS und der Raiffeisenbank.
  • Aussagen des US-Verteidigungsministers und eines westlichen Sicherheitsexperten an einer Sicherheitskonferenz in Singapur zur «Machtausweitung» Chinas. Ein Vertreter Chinas kam nicht zu Wort.
  • Prognosen von Übernachtungszahlen bis 2017. Verschiedene Hoteliers in Kandersteg wollen gemeinsam einkaufen, um bessere Preise zu erhalten.
  • Dreiminütiger Bericht über den Tod von Martin Senn, früherer CEO des Versicherungskonzerns Zürich.
  • Zweieinhalbminütiger Bericht über Bundesrat Burkhalters Besuch in Argentinien. Die Schweiz wolle sich «gut positionieren». Konkretes war nicht zu erfahren.

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Die neuen vorgesehenen Bestimmungen in Frankreichs Arbeitsgesetz:

Les modifications de la loi sur le travail (source: wikipedia)

Ce projet de loi vise à réformer le Code du travail afin, selon les propres termes du gouvernement de Manuel Valls, de « protéger les salariés, favoriser l'embauche, et donner plus de marges de manœuvre à la négociation en entreprise ».

Article détaillé : Projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs.

Ce projet de loi doit changer certaines dispositions légales à l'égard des salariés.

• Heures supplémentaires :

Toute heure travaillée au-delà des 35 heures hebdomadaires légales continuera à être payée, selon une majoration qui restera de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires et de 50 % pour les heures suivantes, mais une entreprise pourra négocier, directement avec ses syndicats, un accord interne qui lui permet de limiter cette majoration à 10 %, donnant ainsi une plus grande capacité d'organisation interne aux entreprises et autorisent certains juristes du travail à évoquer une possible fragilisation de la capacité de négociation de la part des salariés.. À titre dérogatoire et à la suite d'un mouvement de grève et des manifestations, les routiers ont obtenu des gages sur le maintien de leur régime d’heures supplémentaires..

• Licenciement économique :

Le motif économique d'un licenciement se caractérisera selon une nouvelle appréciation des difficultés économiques qui seront évaluées par quatre trimestres consécutifs de baisse continue du chiffre d'affaires ou deux trimestres consécutifs de perte d'exploitation. Dans ces conditions, une société aurait plus de difficultés à licencier, surtout dans l'exemple où la maison-mère continue à faire des bénéfices, mais cette partie du projet de loi reste tout de même fortement contestée par les opposants qui considèrent le licenciement de salarié « plus facile » pour les entreprises.

• Licenciement abusif :

La première version du projet de loi prévoyait qu'un barème serait instauré pour fixer le montant maximal des indemnités qu'un salarié pourra percevoir si les conseils de prud'hommes jugent qu'il a été licencié sans justification ou en dehors des règles. La dernière version prévoit que ce barème restera indicatif, à la suite de l'opposition de syndicats.

• Référendum d'entreprise :

À la suite d'un blocage pour mettre en place un accord d’entreprise, les syndicats représentant au moins 30 % des salariés de l'entreprise pourront, éventuellement, demander l’organisation d’un référendum. Le vote des salariés, à la majorité des suffrages exprimés, pourra primer sur la décision de la majorité des syndicats. Dans le cadre de l'actuel projet de loi, les référendums ne pourront concerner que certains dossiers, tels que la durée du travail, celle des repos et celles des congés.

• Accord de développement de l'emploi :

Cette nouvelle mesure, inédite dans le cadre d'une loi, donnera la possibilité à une entreprise de conclure ce qui est dénommé un « accord de développement de l'emploi ». Dans ce cadre, l'entreprise intéressée par cet accord pourra, dès lors, conclure celui-ci pour moduler le temps de travail et la rémunération des salariés afin de partir à la conquête de nouveaux marchés sur une période maximale de deux ans. Ce texte est largement contesté car, même si les syndicats doivent donner leur accord, un salarié qui refusera la modification de son contrat de travail en vertu de cet accord accepté au niveau collectif pourra être licencié non pas pour un motif économique mais pour une cause dite « réelle et sérieuse » considérée, aujourd'hui, comme désavantageuse pour le salarié par rapport à la situation actuelle.

• Hiérarchie des normes :

Le principe même de ce projet de loi, souligné par l'article 2 du projet de loi et fortement critiqué par les opposants, instaurera une nouvelle norme dans l'échange entre les salariés, leurs représentants et l'entreprise. Le projet de loi vise à imposer des règles qui ne seront plus négociées pour tout un secteur mais entreprise par entreprise, mettant ainsi fin aux accords de branche. Il est tout de même prévu que la branche professionnelle du secteur de l'entreprise pourra une fois par an vérifier ces accords et ainsi dénoncer les cas d'abus.

• Compte personnel d'activité (CPA) :

Considéré, avec la « garantie jeune » comme la « grande réforme sociale du quinquennat » par le président de la République, le compte personnel d'activité est ouvert à toute personne âgée de 16 ans et plus et relevant d'un emploi ou en situation de recherche d'emploi et continuera jusqu'à l'âge de la retraite. Le CPA sera constitué d'un compte personnel de formation, d'un compte personnel de prévention de la pénibilité et d'un futur compte d'engagement citoyen, dans lequel seront également décomptées les heures de formation, de bénévolat et de volontariat.

• Garantie jeune :

À la suite d'une expérimentation lancée en 2013, la garantie jeune sera généralisée par cette future loi. Le gouvernement présente cette mesure, sur son portail, en disant que, « Pour les jeunes de 16-25 ans en situation de grande vulnérabilité sur le marché du travail, le Gouvernement a mis en place la Garantie jeunes. Un dispositif donnant à ces jeunes la chance d'une intégration sociale et professionnelle grâce à un parcours intensif de formation et d'accès à l'emploi. Le projet de loi travail prévoit la généralisation du dispositif en 2017.

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Das geplante Gesetz im Wortlaut (nach unten scrollen)

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Keine

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4 Meinungen

Dazu muss man wissen das Frankreich einesnder wirklich wenigen Länder Europas ist in dem die Löhne der Arbeiter stetig nach oben angepasst wurden was ja die Kaufkradt erhöt und als eher einer Bedarfsorientierten Ökonomie entspricht.

Das Gegenteil ist Deutschland, nebst dutzenden anderen Regionen, das voll auf die neoliberale Domtrin einer Angebotsorientierten Ökomomie setzt und selbst billigste Arbeitskosten noch immer zu hoch sind. Im lauf der ca.,letzten 15 Jahre wurden durch die schon als Wahnsinn zu deklarierende Lohnzurückhaltung um die 2.1 Bio. Euro den Arbeitern vorenthalten.

Frankreich scheint wie viele andere Länder auch von den USA nicht im geringsten als Teil der EU akzeptiert zu werden und wird so wie die anderen abwechselnd den typischen Massnahmen der US Aussenpolitik unterworfen.

Die USA haben schon in den 70' des letzten Jahrhunderts begonne die Arbeiter durch Lohnzurückhaltung in die Armit zu treiben und als Vorbild für Europa die Einwanderer aus dem geplünderten Süden des Kontinents gegen die hiesigen Arbeiter auszuspielen. Dies mit der bewährten Politik die Arbeiter weiter in den Abbrund zu treiben, flexible Arbeitsrechte zu propagieren und die Einwanderer möglichst lange in einem halb legalen Status belassen.

In der Schweiz sind übrigens von allen neuen Stellen der letzten 16 Jahre mehr als 75% dem prekären Sektor zuzuordnen d.h. Temporär, Arbeit auf Abruf, Dauerpraktika, Stundenlohn, Befristete versus Unbefristete,
Uwe Borck, am 09. Juni 2016 um 22:03 Uhr
Die Auswahl der Themen in der «SRF-Tagesschau» scheint mir generell ein Problem zu sein, insbesondere wenn man Vergleiche mit der um 20 Uhr folgenden ARD-Tagessschau anstellt. Dies gilt einerseits hinsichtlich der Relevanz bei der Auswahl und anderseits bezüglich der Präzision der vermittelten Nachrichten.
M.E. müsste man zudem zwischen «Schweiz aktuell», «SF-Börse» und «Tagesschau» klarer trennen und mithin die entsprechenden Gefässe adäquater füllen.
Heinz Abler, am 10. Juni 2016 um 11:16 Uhr
Beim Vergleich der Tagesschauen von SRF und ARD mache ich die gleichen Beobachtungen wie Sie. SRF könnte mal einen systematischen Vergleich der Auslandinformationen vornehmen und daraus lernen. Ebenfalls aufgefallen ist mir in den letzten Monaten, dass in der Hauptausgabe der Tagesschau immer wieder Beiträge kommen, welche zu «Schweiz aktuell» gehören. Die Wirtschaftsberichterstattung erfolgt hauptsächlich aus Sicht von Unternehmen und Verbänden.
Urs P. Gasche, am 10. Juni 2016 um 17:23 Uhr
Tagesschaubeiträge kommen bei SRF vielfach als einseitig rüber - und wie schon erwähnt, dünkt es einem als seien sie nicht im richtigen Sendegefäss platziert. Und es fehlen teilweise relevante Themen.
Und es ist so: ARD macht's viel besser. Deshalb schaue ich nach Möglichkeit (auch) die ARD-Tagesthemen..
Urs Dietschi, am 11. Juni 2016 um 10:28 Uhr

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