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Meinungsfreiheit: Keine neuen Regeln fürs Internet

Michel Bührer, Genf /  Im Internet braucht es keine schärferen Vorschriften, sagt die Mehrheit eines Panels des UN-Rats für Menschenrechte. (en français)

L’architecture technique d’Internet et le fait qu’il donne plus de pouvoir aux individus justifient-t-ils la création de nouvelles règles pour encadrer la liberté d’expression et d’opinion? C’est en résumé la question qui était au centre de ce tout premier échange sur le sujet au Conseil des droits de l’homme le 29 février dernier à Genève.
Question importante à l’heure où Internet a totalement modifié la manière dont les citoyens, à commencer par les journalistes, informent et s’informent. Reflet de cette importance: une cinquantaine de délégations s’étaient annoncées pour prendre la parole.
La majorité veut un Internet libéral
Un panel de six personnalités, parmi lesquelles le ministre des Affaires étrangères de Suède, Carl Bildt (initiateur de la réunion) et Frank La Rue, le rapporteur spécial du Conseil sur la liberté d’expression, ainsi que des experts du Brésil, d’Indonésie, d’Afrique du Sud et un représentant de Google avait été réunis pour l’occasion, tous favorables à un Internet libéral.
La Chine : «L’internet peut être un outil de désinformation et de manipulation»
Une soixantaine de pays appliquent une forme de contrôle sur Internet et une quarantaine limitent l’activité de Google. Internet peut être un outil de désinformation et de manipulation, voire d’activités criminelles qui peuvent «miner la stabilité sociale et la sécurité nationale», a résumé la Chine au nom d’une dizaine d’autres pays. Ce danger, souvent utilisé comme excuse pour filtrer voire bloquer les accès au cyber espace, est largement reconnu.
«Les médias changent, mais les principes demeurent les mêmes»
Toutefois, la réponse ne devrait pas passer par des interdictions, ont estimé les membres du panel et la majorité des intervenants, car «la suppression des opinions ne va pas faire disparaître ces opinions». Les révolutions arabes étaient sans doute dans toutes les têtes. Il est certes difficile d’exercer une régulation sans pour autant contrôler Internet, mais pour Frank La Rue les Etats ne doivent intervenir que lorsque une loi – elle-même alignée sur le droit international – est violée. C’est ainsi que peuvent être sanctionnées les incitations à la haine raciale, à la discrimination, au génocide, etc. Autrement dit, les règles qui s’appliquent pour les autres médias s’appliquent sur internet. «Les médias changent, mais les principes demeurent les mêmes».
Il ne s’agit pas de protéger uniquement les droits politiques et la liberté d’expression et d’opinion, ont insisté de nombreux intervenants. Si les droits de l’homme ne sont pas encouragés sur Internet, il y a un grand danger de perte dans l’exercice de nombreux autres droits dans les domaines culturel, sociaux, etc. «Le monde se déplace de plus en plus sur internet. Si la liberté d’expression n’y est pas garantie, nous perdrons des espaces de liberté», résume Carl Bildt.
En attendant une résolution
Ce premier échange a permis d’installer le thème au sein du Conseil des droits de l’homme, lui donnant une certaine légitimité. Afin de la renforcer, il devrait être rapidement suivi d’une proposition de résolution.


Themenbezogene Interessenbindung der Autorin/des Autors

keine

Zum Infosperber-Dossier:

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Meinungsfreiheit

Wo hört sie auf? Wie weit soll sie gehen? Privatsphäre? Religiöse Gefühle? Markenschutz? Geheimhaltung?

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