Viele palästinensische Flüchtlinge möchten zurück in ihre Dörfer © gnuckx/flickr/CreativeCommons

Viele palästinensische Flüchtlinge möchten zurück in ihre Dörfer

Israel will das Rückkehrrecht aushebeln

Michel Bührer, Genf / 11. Dez 2011 - Die Palästinenser seien wie normale Flüchtlinge zu behandeln, verlangte Israel in Genf. Die Folgen wären vielfältig. (en français)

Les réfugiés palestiniens sont pris en charge par une agence spécialisée des Nations Unies. Cela ne plaît guère à Israël qui estime que ce traitement particulier n’a aucune raison d’être.

Israel s'attaque au statut particulier

Israël a profité de la réunion ministérielle marquant les 60 ans du Commissariat des Nations unies au réfugiés (UNHCR), le 8 décembre à Genève, pour s’attaquer une fois encore au statut particulier réservé aux réfugiés palestiniens. Durant son intervention, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, l’a exprimé en termes très diplomatiques: «Nous soutenons l’application universelle des principes généraux gouvernant le traitement des réfugiés dans le monde, sans exceptions, y compris dans le contexte palestinien».

Les délégués présents dans la salle des Assemblées du Palais des Nations n’auront eu aucune peine à traduire: Israël veut que les réfugiés palestiniens soient couverts par le HCR comme tous les autres réfugiés, et non plus par l’ «Office de secours et de travaux des Nations Unies» (UNRWA) dédiée aux seuls Palestiniens.

«Un obstacle à la paix»

Un peu plus tôt dans la journée, Danny Ayalon avait tenu une conférence de presse un peu plus explicite. Il accusait l’UNRWA de contribuer à perpétuer le statut de réfugiés des familles palestiniennes qui ont quitté le territoire de ce qui allait devenir Israël il y a plus de 60 ans.

Dans une toute nouvelle vidéo intitulée «La vérité sur les réfugiés palestiniens», visible sur le site de son ministère (1), il estime que si le Haut commissariat aux réfugiés était en charge des Palestiniens, leur situation serait bien meilleure, car il aurait œuvré à leur intégration dans les pays d’accueil. «Les Nations Unies ont trouvé une solution pour des dizaines de milliers de réfugiés, explique-t-il dans la vidéo. L’Agence des réfugiés palestiniens n’en a trouvé aucune». Il cite par ailleurs en exemple l’intégration de 850 000 réfugiés juifs des pays arabes en Israël dans les années 50, sans rappeler toutefois que cette intégration était le but même du nouvel Etat.

Pour Danny Ayalon, le fait que les réfugiés palestiniens le demeurent depuis si longtemps est un obstacle à la paix. D’une certaine manière, il faut donc «dissoudre» le statut plutôt que de le maintenir.

Les arguments résistent mal à l'examen

A l’appui de sa thèse, le vice-ministre des Affaires étrangères utillise pourtant des arguments qui résistent mal à l’examen. Il accuse l’UNRWA de «n’avoir trouvé aucune solution» pour les réfugiés palestiniens durant 60 ans. En réponse à une question, il admet cependant que ce n’est pas son mandat (ce dernier se limite à une aide humanitaire). Suivant le même raisonnement, il accuse l’UNRWA de faire des Palestiniens les seuls réfugiés au monde dont le statut passe d’une génération à l’autre.

Faux, comme le confirme le HCR interrogé sur ce point. Il existe de nombreuses régions, dont l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, où le Commissariat s’occupe de la deuxième, voire de la troisième génération de réfugiés. Danny Ayalon accuse aussi les Nations Unies de dépenser trois fois plus d’argent pour les réfugiés palestiniens via l’UNRWA, que pour les autres via le HCR. Ce dernier l’explique par le fait que l’UNRWA s’occupe de nombreuses tâches (éducation, santé, emploi, etc) dont le HCR n’a pas la charge.

L'épine dans le pied d'Israel

En fait, l’épine dans le pied d’Israël c’est que l’UNRWA, créée en 1949, est prévue pour exercer son activité jusqu’à ce que la question des réfugiés palestiniens soit résolue politiquement. L’Etat hébreu aimerait au contraire inverser l’ordre des choses et en finir avec le droit au retour que les Palestiniens ne cessent de brandir avant une solution politique.

Reste à savoir si la situation serait plus favorable à une résolution du conflit si les réfugiés palestiniens étaient couverts par le HCR. Pas sûr. D’une part, le choix de changer de statut est en principe individuel et volontaire. D’autre part, le mandat de base du HCR, tient en trois mots: rapatriement, restitutions, compensations.

Or Israël ne veut pas entendre parler des deux premiers. Quant aux compensations, l’Etat hébreu les met en balance avec celles que les réfugiés juifs des pays arabes peuvent faire valoir. Celles-ci sont en effet légitimes, mais elles ne concernent en rien les Palestiniens. Par contre, les droits de ces derniers seraient juridiquement bien mieux protégés par le HCR que par l’UNRWA, dont ce n’est pas le mandat. Cela toucherait les pays arabes voisins, où les conditions de vie des réfugiés restent souvent déplorables, mais aussi les camps dans les territoires occupés par Israël.

Themenbezogene Interessen (-bindung) der Autorin/des Autors

Keine. Als Journalist akkreditiert bei der Uno in Genf.

Weiterführende Informationen

1) Zum Video der israelischen Regierung

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Eine Meinung

Das haben die Krieger aus Israel schon zur Zeit von Yassir Arafat unter Clinton versucht. So konnten diese Kreise auch damals den Frieden vermeiden, doch musste zuerst Clinton demontiert werden (Lewinsky/Mossad).
Rolf Raess, am 12. Dezember 2011 um 18:08 Uhr

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