Abbau von Ölsand in Alberta, Kanada © Jiri Rezac / Greenpeace

Abbau von Ölsand in Alberta, Kanada

Augenzeuge einer Umwelt-Verrücktheit

Akram Belkaid, Paris / 24. Jul 2014 - Das Ausbeuten der weltweit zweitgrössten Erdöl-Reserven in kanadischem Ölsand sei ein «menschlicher Wahnsinn», sagte Al Gore.

(upg) Die weltweit grössten Ölsand-Lagerstätten liegen in der kanadischen Provinz Alberta. Weitere befinden sich in Venezuela. Alle Ölsandvorräte zusammen könnten zwei Drittel der weltweit noch vorhandenen Erdöl-Ressourcen ausmachen.

Doch das Ausbeuten dieses noch in der Erde gelagerten Erdöls hat drei Haken:

  • Erstens führt die Ausbeutung zu gravierenden Umweltschäden, für die niemand aufkommt. Wälder und Moore gehen praktisch irreversibel zugrunde. Die Bergbauindustrie hatte Projekte mit dem Ziel, den borealen Wald in Alberta wieder herzustellen. Doch mehr als 30 Jahre nach Beginn des Ölsand-Abbaus ist keines der Gebiete als «zurückgewonnen» zertifiziert.
  • Zweitens ist das Ausbeuten von Ölsand sehr teuer.
  • Drittens widerspricht das Ausbeuten der Ölvorräte in Ölsand- und Ölschiefer dem Ziel, die Klimaerwärmung zu bremsen. Denn der Verbrauch von Öl endet unweigerlich in einer Belastung mit CO2. Experten und Expertinnen schätzen, dass pro Barrel aus Ölsand produziertem synthetischen Öl mehr als 80 Kilogramm Treibhausgase in die Atmosphäre gelangen und ungefähr 4 Barrel Abwasser in Teiche entleert werden .

Infosperber veröffentlicht im Folgenden eine Reportage vor Ort, die Akram Belkaid, Journalist in Paris, vor einiger Zeit realisiert hat.

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La neige et les arbres cèdent la place à un paysage désolé

Le pick-up quitte Fort McMurray et passe le pont qui enjambe la rivière Athabasca. Il file sur la Highway 63 en direction du nord-est de l’Alberta, la province pétrolière de l’ouest canadien. Un ciel de cendre coiffe la forêt boréale et ses conifères rachitiques. Il fait moins trente et la météo annonce une chute d’une dizaine de degrés dans les prochains jours. Au volant, Mansour Ahmad, un chauffeur-livreur canadien d’origine somalienne, désigne une série de panneaux de mise en garde. Certains avertissent des risques de collision avec des cervidés, d’autres affichent un numéro de téléphone à composer en cas de «fortes odeurs chimiques».

Très vite, la neige et les arbres cèdent la place à un paysage désolé. Des monticules de terre grasse et spongieuse, une enfilade de bassins circulaires aux eaux sombres, une odeur âpre de carburant et de détergent, des corbeaux qui se disputent les restes d’un animal écrasé: la zone ressemble à un décor de fin du monde.

C’est ici que repose la richesse de l’Alberta: Des «tar sands», autrement dit du bitume mélangé à du sable, de l’argile minérale et de l’eau. Un goudron naturel dont l’extraction puis la liquéfaction aboutissent à la production d’un million de baril par jour (mbj) de pétrole brut. Avec l’équivalent de 180 milliards de barils répartis en trois zones d’une forêt boréale grande comme le quart de la France (141.000 kilomètres carrés), l’Alberta possède les deuxièmes réserves mondiales de pétrole brut derrière l’Arabie Saoudite.

Lo'or noir le plus cher du monde

Ses dirigeants accueillent à bras ouverts les compagnies pétrolières qui ont déjà investi 60 milliards de dollars. Roger Gibbins, président de Canada West Foundation, un groupe de réflexion basé à Calgary, prévoit que 140 milliards de dollars y seront déversés dans les vingt prochaines années pour une production de 5 mbj en 2030. Pourtant, cet or noir obtenu au terme d’un long et coûteux processus industriel (lire l’encadré ci-dessous) est le plus cher au monde.

Produire un baril (environ 159 litres) à partir des sables bitumineux (ou bitumeux) coûte entre 25 et 35 dollars américains contre 15 dollars en Mer du Nord ou 5 en Arabie Saoudite. Le brut albertain nécessite une débauche d’énergie et de moyens. A moins d’une heure de route de Fort McMurray, l’une des mines à ciel ouvert de la société Suncor, qui exploite le bitume depuis les années 1960, est un ballet continu de machineries lourdes, un fracas de cliquetis de chenilles, de plaintes de pistons hydrauliques et de rugissements de moteurs.

Un excavateur géant rouge vif laboure avec violence le sol noirâtre et déverse des tonnes d’argile gorgée de silice et d’hydrocarbures dans les bennes de camions grands comme des immeubles de trois étage et capables de transporter jusqu’à 350 tonnes de minerai. Difficile d’imaginer que, quelques années auparavant, l’endroit était couvert de forêt. Les arbres ont été arrachés, la terre enlevée sur près de 50 mètres d’épaisseur.

2 à 4 tonnes de minerai sont nécessaires pour obtenir un baril de brut

Vu les coûts du matériel, l’activité est permanente, sept jours sur sept, pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Selon la teneur en bitume, 2 à 4 tonnes de minerai sont nécessaires pour obtenir un baril de brut. Après vient la transformation dans les usines que l’on appelle «upgrader». Celle de Syncrude, un autre pionnier de l’industrie, enchevêtre ses tuyauteries géantes et ses colonnes de fumée jaunâtre de part et d’autre de l’autoroute 63.

C’est ici que le bitume est séparé du sable avant d’être liquéfié. «Ces usines, exigent beaucoup d’eau, du gaz naturel pour la transformer en vapeur afin d’augmenter la viscosité du bitume, des solvants et bien d’autres additifs chimiques, explique Alan, l’un de salariés de l’entreprise. Sans oublier le pétrole brut venu d’ailleurs pour être mélangé au bitume liquéfié.» L’or noir ainsi expédié par pipe-line vers les raffineries américaines, n’a jamais aussi bien porté son nom. Quand il fait les comptes, Simon Dyer, directeur de programme à l’Institut Pembina, un groupe de recherche basé à Calgary, est catégorique:

«C’est un non-sens économique. Il faut l’équivalent de deux baril de pétrole brut conventionnel pour produire un baril de pétrole à partir des sables bitumineux». Et si la nouvelle technique d’extraction –par injection de vapeur dans des puits horizontaux- permettra d’éviter les mines à ciel ouvert, elle n’est guère plus économe: il faut 300 mètres cubes de gaz naturel, soit la consommation hebdomadaire d’un ménage européen, pour obtenir un baril de pétrole. A ce rythme, prédit l’institut Pembina, le Canada devra faire face à un épuisement de ses réserves gazières d’ici 2030. Qu’à cela ne tienne: la construction d’une centrale nucléaire qui produirait les quantités nécessaires de vapeur d’eau, est évoquée en Alberta.

L'ultime calamité endurée par son peuple

«Du nucléaire, il ne manquerait plus que ça…», souffle John Beaver, un indien Cree de cinquante deux ans qui vit dans un hameau en lisière de Fort McMurray. Pour cet ancien chasseur et pêcheur devenu ouvrier dans le bâtiment, les sables bitumineux sont l’ultime calamité endurée par son peuple. Un voile de tristesse devant les yeux, l’homme raconte comment cette ressource a bouleversé la vie des communautés locales: «C’est toujours la même histoire. On trouve de l’or ou du pétrole sur nos terres ancestrales, nous en sommes chassés contre une poignée de dollars».

Faute de pouvoir lutter contre les compagnies, les indiens essaient d’en tirer profit: plus au nord, les membres de la nation Chipewyan ont doté leur village d’une clinique et de logements, et envisagent d’exploiter leur propre mine.

«L’industrie des sables bitumineux est celle qui a le plus haut taux d’emploi d’aborigènes à travers tout le Canada, concède John Beaver. C’est un point positif.» Mais celui qui a renoncé depuis deux ans à pêcher dans la rivière Athabasca ajoute: «On voit bien que les rivières et les sols sont pollués, que des gens tombent malades, que le gibier et le poisson se font rares ou subissent d’effrayantes mutations.»

Car le pétrole de l’Alberta se paie aussi d’un coût écologique dramatique. Déforestation, hausse des émissions de gaz à effet de serre (il faut 150 kilos de gaz à effet de serre pour produire un baril de brut bitumineux, contre 30 kilos pour du pétrole conventionnel), polluants atmosphériques (oxyde d’azote, dioxyde de souffre, méthane) qui aggravent le phénomène de pluies acides dont souffrent les forêts québécoises et ontariennes, tout cela s’acccompagne du gaspillage et la pollution de l’eau.

Trois cent éléments chimiques dont du mercure et de l’arsenic

Dans une région qui concentre le cinquième des réserves d’eau douce du Canada, il faut de 2 à 6 barils d’eau pour un baril de pétrole, et les besoins de l’industrie absorbent l’équivalent de la consommation hydraulique d’une ville de deux millions d’habitants. Cette eau est puisée directement dans la rivière Athabasca qui a longtemps servi de déversoir pour les rejets des usines avant que le gouvernement de l’Alberta n’impose le stockage des boues issues de la séparation du sable et du bitume. Depuis, les résidus croupissent dans des bassins de décantation («tailing ponds») dont le spectacle ajoute encore aux charmes de la région...

Difficiles d’accès, protégés par des digues et des clôtures destinées autant à éloigner les caribous que les militants écologistes, ces mares hautement toxiques contiennent trois cent éléments chimiques dont du mercure et de l’arsenic. Elles tuent parfois oiseaux et canards quand les dispositifs destinés à les éloigner sont bloqués par le gel. Personne ne sait comment s’en débarrasser. Pour preuve, le Syncrude tailings dam est le plus gros barrage au monde et sert à retenir près de 540 millions de mètres cubes de soupe empoisonnée. Pour essayer de maquiller de vert ce tableau noir, les compagnies pétrolières assurent qu’elles restaurent les sites lorsque l’exploitation est terminée et médiatisent quelques champs verdoyants où paissent des bisons. Dans son bureau d’une tour de Calgary qui surplombe la Bow river, Jean-Michel Gires, président de Total Canada, insiste sur les progrès que l’industrie pétrolière est en train d’accomplir. «La technologie s’améliore et les mauvaises habitudes disparaissent. Nous avons l’intention d’être irréprochables tant sur le plan environnemental que social». A Edmonton, capitale de l’Alberta, les dirigeants de la province estiment, eux, que l’image désastreuse de cette industrie n’est due qu’à une mauvaise communication: «Nous sommes condamnés à distance alors que nous ne cessons de faire des efforts pour que l’industrie des sables bitumineux s’améliore et réduise ses émissions de gaz à effet de serre» se défend Randell Barrett, fonctionnaire chargé des programmes environnementaux dans le nord de l’Alberta. Mais il va falloir encore des efforts pour convaincre de l’innocuité des exploitations.

Les maladies respiratoires sont fréquentes et, en 2006, John O’Connor, un médecin généraliste, fit part aux quotidiens «The Globe and Mail» et «Calgary Herald» ainsi qu’à Radio Canada, d’un taux anormalement élevé de cancers rares parmi ses patients aborigènes des localités situées en aval des sites de production. Les autorités ont répondu par des analyses incomplètes et une étude plus sérieuse dont les résultats n’étaient toujours pas publiées au mois d’avril 2010. Et O’Connor a été mis au ban du corps médical pour avoir créé la panique avant d’être rétabli dans ses fonctions.

Greenpeace: «Crime écologique et climatique absolu

Pourtant, les éléments à charge contre les nuisances de cette industrie sont suffisamment nombreux pour qu’Al Gore – ancien vice-président des Etats-Unis et chantre de la lutte contre le réchauffement climatique - parle de «folie humaine» et de «dirty oil» (pétrole sale) tandis que Greenpeace et d’autres organisations qualifient l’exploitation des sables bitumineux de «crime écologique et climatique absolu».

Toutes ces polémiques n’empêchent pas l’Alberta d’attirer des milliers de personnes qui rêvent d’embauche immédiate et de salaire élevé. Un siècle et demi après la fièvre aurifère dans le Yukon voisin, l’Alberta et le bassin de l’Athabasca connaissent depuis plus de dix ans une ruée humaine. Pour ce printemps (2010), selon Wendy Blackwell , directrice opérationnelle «emploi et immigration» du gouvernement de l’Alberta, de 8.000 à 12.000 travailleurs, soudeurs, charpentiers, isolateurs, sont attendus pour la construction des nouvelles usines de traitement.

Leurs salaires devraient atteindre le double de ce qui se pratique en Amérique du Nord. Un soudeur qualifié ou un spécialiste des machineries à vapeur peuvent gagner jusqu’à 150.000 dollars (110.000 euros) par an. Ils viendront du Canada puis des Etats-Unis où l’industrie pétrolière tourne au ralenti. A condition qu’ils aient les compétences requises. Car pour les autres, l’eldorado albertain risque de n’être que miroir aux alouettes: «Des dizaines de Français sont arrivés après les articles vantant le boom économique des sables bitumineux. Tous ou presque ont déchanté.

L’Alberta, c’est du travail bien payé mais pour celui qui a un permis de travail et des compétences techniques», prévient Gérard Carlier, un banquier français installé à Calgary. Juliette et François Gibbon, un couple de quinquagénaires originaires de Moncton dans la province bilingue du New Brunswick, font partie de ces Canadiens attirés par l’Alberta. Attablés dans un fast-food décrépit de l’unique centre commercial de Fort McMurray, ils racontent la vie dans cette bourgade qui a vu sa population doubler en moins de dix ans (75.000 habitants en 2009). L’argent, disent-ils, est le seul motif de leur présence ici.

A déambuler dans les rues boueuses et encombrées, on comprend pourquoi. Morcelé par l’autoroute, l’ancien comptoir de fourrures n’a ni charme ni âme. Il suinte l’ennui, parfois la violence, quand plusieurs milliers d’ouvriers logés à proximité des usines y viennent passer le week-end et dépenser une partie de leur paie hebdomadaire dans les casinos ou les bars. Escrocs, prostituées venues des Etats-Unis voisins, dealers de crack et de cocaïne en lien avec les gangs de Toronto ou de Vancouver sont aussi là pour affaires.

1500 milliards de dollars et 500.000 emplois

En vingt ans, l’Alberta est devenue la province la plus riche du Canada, a empoché près de cinquante milliards de dollars de royalties. Ce solide matelas financier lui permet de ne pas avoir de dette, de baisser régulièrement les taxes sur la consommation et les bénéfices des entreprises, d’afficher un excédent budgétaire ces treize dernières années et, surtout, d’envoyer un chèque annuel d’un montant moyen de 1.000 dollars à ses contribuables. Les sables bitumeux devraient générer 1500 milliards de dollars et 500.000 emplois au cours des vingt-cinq prochaines années: «C’est peut-être du pétrole sale mais pour les Etats-Unis, c’est d’abord du pétrole sûr contrairement à celui qui arrive d’Arabie Saoudite ou du Venezuela.» explique Andrew Nikiforuk, journaliste et militant écologiste albertain, qui évoque un pacte implicite entre les Etats-Unis et le gouvernement fédéral pour qu’aucun frein ne soit mis à l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.

Mais cette abondance se paie d’une image désastreuse dans le reste de la fédération canadienne. Partout des pétitions, des livres et des actions militantes réclament une limitation de l’extraction de sables bitumineux au nom de la protection de l’environnement. Des officiels québécois et ontariens envisagent même une action en justice contre l’Alberta auprès des juridictions fédérales voire internationales. «Aux yeux du monde, le Canada était synonyme de respect de la nature. Maintenant, c’est un monstre qui accélère le réchauffement climatique et saccage son environnement.», constate Frederik Amstrong un universitaire de Calgary. Mais Juliette et François Gibbon n’ont que faire de ces considérations géopolitiques. Ils rêvent d’un appartement plus grand, d’un Fort McMurray plus agréable à vivre. Mais ils espèrent aussi «que ses habitants ne seront pas, un jour, jugés comme complices du pire désastre écologique de ce début de XXI° siècle.»

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Des modes d’extraction énergivores

L’Alberta est la plus riche des dix provinces canadiennes. Elle fournit 70% du pétrole et du gaz naturel exploité par le pays. Sur une superficie de 141.000 km2 , les trois principaux gisements de sables bitumineux contiennent l’équivalent de 180 milliards de barils de pétrole. Au nord de Fort McMurray, dans une zone de 3512 km, les sables sont accessibles à moins de 60 m de la surface.

Ils sont alors exploités dans des mines à ciel ouvert. Il faut d’abord couper les arbres de la forêt boréale et enlever le terreau et l’argile qui ne contient pas de sable. Extrait par des pelleteuses géantes, ce dernier est ensuite acheminé par camions vers les différentes usines d’extraction. Là, le bitume est séparé du sable par injection d’eau chaude dans de longs tambours rotatifs avant d’être transformé en pétrole brut.

Une technologie plus récente (méthode «in-situ»), celle des puits, a vu le jour, plus pour des raisons techniques que par souci écologique. Pour économiser la coupe de la forêt et le décaissement du sol, et agir plus en profondeur, des puits horizontaux parallèles sont creusés: dans l’un, on injecte de la vapeur d’eau qui liquéfie le bitume pompé dans le second. Si cette méthode évite la dévastation du paysage, elle exige énormément d’eau et de gaz naturel. De plus, elle n’est pas encore totalement maîtrisée. Dans les deux types d’extraction, le bitume doit être liquéfié grâce à des solvants et l’ajout d’hydrocarbures dont les résidus sont stockés dans d’immenses bassins de décantation.

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2 Meinungen

Solche Beiträge haben in etwa mit der «wahren Sensation» zu tun, etwas Hochrelevantem, über das niemand berichtet. Bevor dieser Ölsand, den man späteren Generationen überlassen sollte, ausgebeutet wird, müssten noch Millionen ev. Milliarden in die Energieforschung gesteckt werden, u.a. auch zur Schadenminimierung.
Pirmin Meier, am 25. Juli 2014 um 10:20 Uhr
"Trois cent éléments chimiques» scheint mir ein Fehler zu sein. «Mein» Periodensystem endet etwa beim Element 100.
Vielleicht sind chemische Verbindungen gemeint. Den korrekten französischen Begriff dafür kenne ich leider nicht.
Gilbert Magnin, am 25. Juli 2014 um 19:17 Uhr

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